Essai Subaru Impreza 2.0D

Essai Subaru Impreza 2.0D

Par Jean-Michel Lainé le .

2009 marque l'arrivée du Diesel chez Subaru. Que les amateurs de la marque se rassurent, le constructeur garde ses fondamentaux

2009 marque l'arrivée du Diesel dans la gamme Subaru. Que les amateurs de la marque à la galaxie se rassurent, le constructeur japonais conserve ses fondamentaux, à savoir le moteur Boxer et la transmission intégrale AWD.

La grosse nouveauté est donc la motorisation : le 4 cylindres à plat turbocompressé, avec 16 soupapes et un double arbre à cames en tête, est un moteur 2 litres diesel. Les puristes crieront donc au scandale pour cette Impreza, un nom qui symbolise à lui seul tout l'engagement sportif de la marque. Force est de constater que la surprise est grande dès la mise en route. Tout d'abord la motorisation, parfaitement équilibrée de part sa conception à 180°, se fait tout à fait discrète. On ne l'entend qu'en montant dans les tours mais c'est tout à fait inutile puisque la puissance maxi de 150ch est délivrée à 3600tr/min et que le couple maxi de 350Nm est obtenu entre 1800 et 2400tr/min. Avec de tels chiffres, la nippone se montre particulièrement réactive sur le réseau secondaire et une excellente routière sur l'autoroute. En effet, sur les grands axes, on ne perçoit que les bruits aérodynamiques

En dehors des grands axes, le boxer diesel démontre sa vivacité. Avec une puissance et un couple maxi disponible très tôt, l'Impreza s'extrait avec vigueur des épingles et est capable d'excellentes reprises sur les routes sinueuses ou pour un dépassement franc. L'intérêt des caractéristiques de ce boxer est de limiter l'usage de la boîte de vitesses. On peut par exemple tout à fait traverser un village à la vitesse légale sur le sixième rapport et repartir en accélérant tout simplement. Cette large plage d'utilisation permet de choisir le rapport qui convient le mieux à l'environnement et à sa conduite, ensuite, il ne restera qu'à ajuster son allure avec l'accélérateur. Autre intérêt de cette conduite aussi coulée et qu'efficace, la consommation peut s'approcher des 6 litres aux 100 même si on est plus facilement proche des 7 litres.

Diesel ou pas, l'intérêt de cette Impreza réside aussi et toujours dans sa tenue de route redoutable et à la portée de tous. Le système de transmission intégrale symétrique AWD qui aligne le moteur, la boîte et l'arbre de transmission, assure un parfait équilibre latéral de l'auto. Le petit surcroît de poids d'une centaine de kilos par rapport au 2 litres essence colle un peu plus la Subaru à la route. Dynamiquement, la facilité de passage en courbe est toujours très agréable surtout que cela se fait sans effort particulier, d'ailleurs le correcteur de trajectoire ne s'actionne que très rarement en conduite un peu énergique.

A l'intérieur de cette finition Club on retrouve une climatisation bizone et tout l'infodivertissement nécessaire accessible via un large écran tactile également utilisé pour le GPS. L'ensemble s'utilise à l'aide des boutons de part et d'autre de cet écran et à l'aide de l'écran directement. L'usage est simple et la lecture claire. La sellerie cuir procure un bon maintien, à mi chemin entre le fauteuil et le baquet, ce qu'il faut pour être agréablement soutenu sur les longs trajets et bien tenu à l'approche de la montagne. Ce compromis se retrouve à l'arrière où les passagers de cette berline 5 portes, disposent d'une place suffisante, même pour des adultes.

Pour la sécurité, outre la transmission intégrale pour la tenue de route, la Subaru est équipée de 4 freins à disques, de l'ABS et de la répartition électronique de la force de freinage. L'Impreza diesel freine bien, efficacement sans brutalité, même si avec la conduite sportive qu'elle autorise, on aurait aimé un peu plus de mordant. Pour le quotidien, il y a la fonction d'aide au démarrage en côte pour ceux qui ne maîtrisent pas totalement le démarrage sans frein à main. Bien entendu, on retrouve tous les éléments de sécurité, tels que les airbags frontaux, latéraux et rideaux qui sont de série. Il y a également les appuis-tête actifs qui peuvent aussi se déplacer vers l'arrière en cas de choc par l'arrière, pour limiter l'impact de la tête du passager.

Bilan essai Subaru Impreza 2.0D
Bilan essai Subaru Impreza 2.0D

Bilan essai Subaru Impreza 2.0D

Au final, la Subaru 2.0D équipée du moteur diesel demeure sans conteste une Impreza. L'architecture moteur reste un boxer à plat, la tranmission intégrale est toujours permanente et symétrique. Esthétiquement, l'intérieur comme l'extérieur, sont semblables à ceux de ses soeurs au sans plomb à l'exception du petit badge boxer diesel à l'arrière.

L'esprit de la Sub' est bien présent, cette motorisation renforce le caractère familial avec tous les atouts qu'on lui connaissait déjà comme l'espace et le confort à bord ou le volume du coffre intéressant et surtout une consommation raisonnable. Le diesel est silencieux et très disponible, ce qui ne gâche en rien le plaisir de conduite, un plaisir qui se retrouve totalement avec cette motorisation sur les grands axes ou sur les axes secondaires. Un soupçon de raison dans la passion pour ce Boxer Diesel en somme...

On aime bien

  • un diesel efficace et silencieux
  • efficacité de la tenue de route
  • mixte entre confort et plaisir

On aime moins

  • sonorité sportive perdue
  • quelques choix esthétiques
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