Essai Subaru XV 2.0D 2012

Grande année en perspective pour Subaru qui lance son premier Crossover, le XV. Transmission intégrale et moteur Boxer diesel 2 litres sont au programme de cette nouveauté qui vient ajouter une corde à l'arc du petit constructeur japonais après la Trezia
Par Jean-Michel Lainé

2012 sera une grande année pour Subaru. Après l'arrivée en fin d'année 2011 du minispace Trezia, une Toyota Verso S rebadgée qui permet d'élargir la gamme, et avant le Coupé BRZ qui sera rebadgé chez Toyota cette fois-ci, Subaru lance sont XV à prononcer «ixvé» et non pas 15. Ce crossover au design bien plus moderne que celui de l'Outback et plus proche du Forester en termes de garde au sol et d'espace à bord, devrait remplacer ce dernier en qualité de meilleure vente dans l'hexagone, c'est la marque qui le dit ! Autant dire que ce XV est important pour Subaru. On retrouve bien entendu les gènes de la marque aux étoiles avec une transmission intégrale et un moteur Boxer à plat avec ses cylindres opposés. Trois motorisations Boxer sont disponibles en France, deux essence 1.6 L et 2L respectivement de 114 et 150 chevaux et le 2.0 L diesel de 147 chevaux que nous prenons en mains avec sa boîte de vitesse manuelle à 6 rapports.

Enfin Subaru fait un effort sur le design ! C'est ce qu'on a envie de dire lorsqu'on voit quelques regards se poser sur sa carrosserie, car il faut bien l'avouer, en dehors de l'emblématique Impreza WRX STI, les autres modèles ne sont pas vraiment distinctifs dans le paysage automobile français. Avec sa garde au sol élevée de 220 mm, sa ligne de caisse pas trop haute malgré la catégorie, ses jantes en alliage de 17 pouces et son dessin dynamique, le XV rompt avec la discrétion des Subaru même si les designers de la marque auraient sans doute pu un peu plus accentuer ses traits. Sauf si vous optez pour le coloris orange, le maître mot semble plutôt de se distinguer sans tomber dans l'exubérance d'une STI, il faut d'ailleurs noter que sur le diesel la prise d'air du capot n'est pas présente.

A l'intérieur, la qualité perçue est montée d'un cran dans cette auto à l'espace généreux à l'avant comme à l'arrière. L'écran multifonction et tactile sur la console central semble un peu plus haut que sur les autres modèles. Il comprend comme il se doit aujourd'hui, des écrans pour mesurer sa conduite non pas en termes de performance mais en termes d'efficience, dommage que cette motorisation diesel ne soit pas équipée du Start&Stop réservé aux deux blocs essence. Le coffre de 380 L offre un seuil de chargement plat et assez haut pour ne pas devoir se baisser, une trappe permet d'accéder à un compartiment de 15 litres pour ranger quelques petites affaires. Si l'armada électronique d'aide à la conduite comme l'alerte de franchissement de ligne blanche, le respect des distances de sécurité ou autres fonctionnalités ne sont pas disponibles, l'équipement de série est toutefois assez complet. On trouve par exemple l'allumage automatique des feux, les sièges chauffants, 2 prises 12V à l'avant, la climatisation automatique bizone, les essuie-glaces avec détecteur de pluie, l'audio CD avec Bluetooth et USB, la caméra de recul, le régulateur de vitesse ou encore l'indicateur de rapport pour les plus soucieux d'une conduite économique.

Ce bon accueil à bord est toutefois un peu terni avec les bruits d'air et de roulement dès que la vitesse augmente, mais en dehors de ce point, il faut reconnaître que le XV se tient très bien dynamiquement. La transmission intégrale avec son différentiel central à glissement limité fait son office dans les courbes abordées trop vite pour éviter que l'auto ne sous-vire ou ne survire, elle se rattrape très bien et avec une grande facilité mais le plus agréable n'est pas là même si dans des conditions difficiles, c'est toujours un avantage pour la sécurité. Là où le XV se distingue dans la gamme des SW et dans les Crossover plus généralement, c'est par sa conduite avec un roulis nettement atténué malgré son importante garde au sol de 220mm. Que ce soit sur les routes bombées ou dans les virages passés avec de forts appuis, le roulis est maitrisé et l'assiette varie peu, ce qui autorise une conduite assez sportive ou tout au moins dynamique face à ses concurrentes directes.

La motorisation est le Boxer (comme sur toutes les Subaru sauf la Trezia) 4 cylindres, ici en 2 litres turbocompressé diesel. Avec ses 350 Nm de couple entre 1600 et 2400 tr/min, il permet un 0 à 100 en 9.3 secondes et surtout une conduite souple. Ce moteur est d'ailleurs assez discret dans cette plage de régimes et la puissance maximale de 147 chevaux étant disponible à 3600 tr/min, il n'est de toutes les façons pas nécessaire de prendre trop de tours. La conduite est souple, plus ou moins dynamique selon ses goûts, et plus trop contrarié par une commande de boîte de vitesses toujours ferme mais pas récalcitrante comme cela avait parfois été le cas sur des modèles plus anciens chez Subaru. Certes, certains 4 cylindres diesel de cette cylindrée affichent plus de couple à bas régimes, mais l'important est l'agrément que ce Boxer apporte à ce XV et sur ce point on est en terrain connu.

Bilan

L'année 2012 est certainement celle d'un changement important pour la marque avec des modèles partagés avec Toyota (dans un sens comme dans l'autre), et avec le lancement de son premier Crossover, le Subaru XV. Il reprend les bases de la marque à savoir la transmission intégrale permanente et symétrique avec un différentiel central à glissement limité, ainsi que son moteur Boxer 4 cylindres opposés à plat en essence ou en diesel. Pour le reste, c'est nouveau à commencer par le style qui rompt totalement avec un Outback pour ne citer que lui. Ce XV est censé apporter un compromis idéal entre ce dernier et le Forester qui est le modèle le plus vendu de la marque en France. Force est de constater que la recette est visiblement réussie, le «ixevé» donne un sacré coup de vieux au reste de la gamme. Bien sûr, les aides électroniques à la conduite qu'on peut trouver chez la concurrence ne sont pas disponibles même en option et les bruits d'air à une vitesse un peu soutenue sont très présents, mais pour le reste c'est un bon compromis pour l'espace à bord, la praticité et l'agrément de conduite auxquels il faut ajouter une tenue de route très correcte et une prise de roulis limitée même avec une conduite engagée. Cette motorisation diesel est la plus sobre de la gamme XV avec 5.6 litres en cycle mixte. Deux niveaux de finition sont proposés, le XV et le XV Club. Ce diesel 2.0 litres débute à 29900€, ajoutez 3000€ pour la finition Club.

Par Jean-Michel Lainé

On aime bien

  • La transmission intgral
  • L'espace et l'accueil bord
  • Le style affirm et sobre

On aime moins

  • Les bruits d'air haute vitesse
  • La bote encore un peu ferme
  • Pas d'aide lectronique en option
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